Essaouira. Que je t’aime.

Avez-vous lu la partie 1 de mon trop court séjour au Maroc ? C’est par ici et ça commence avec Marrakech, la ville rouge, que j’ai trouvé sublime dès mon arrivée.

Jour 2, réveil à 7h30, on décolle à 8h pour Essaouira (en marocain comprendre « on décolle à 9h30 / 10h), les garçons se réveillent et se rendorment, moi j’attends que ça bouge un peu mais je suis prête, mon sac est prêt, y a plus qu’à ! Essaouira est à quelques heures de Marrakech, on prévoit d’y arriver pour midi, comme je n’aime pas la voiture je monte devant pour ne pas être malade (on s’en fou Sabine !), et en plus c’est encore mieux pour la vue, même si je me suis endormie, bercée par la route. Sur le chemin, on se fait prendre au radar mobile, qu’est-ce que j’ai rigolé quand ils m’ont dit qu’ici on ne pouvait avoir qu’une amende par jour, mais bon, ça ne nous a pas empêché de rester vigilants. Sur la route, j’observe le paysage, tout est rocheux et surtout très sec dans ce coin du pays, il y a peu voir pas du tout d’eau. D’ailleurs, j’aimerais revenir au printemps car il parlait que quelques goutes d’eau permettent à la verdure de pousser, je pense que le changement est extra à observer, mais en attendant : c’est sec et pourtant ça reste sublime de rouler sur ces routes désertiques.

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Avant de partir, je me suis inquiétée de savoir si on avait réservé un appart sur place, évidement que… non. On est au Maroc ! Du coup, on file et sur la route on s’arrête 2 fois : pour admirer les chèvres sur leur arganier et pour prendre une photo de la vue ( qui n’était finalement par ouf) à quelques km avant d’arriver à Essaouira. À ce même endroit, on croise des chameaux, et ce mec qui sait ou trouver un appart en bord de mer, il prend son scooter, on le suit. En fait, c’est assez simple de trouver, il suffit de savoir parler ! Finalement, l’endroit est blindé, puis on a faim alors « on te rappelle, on va manger ».

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Direction la Medina pour trouver un restau, ce midi c’est poisson ! Encore une fois, je suis émerveillée même si c’est totalement différent de Marrakech. On trouve un restau où ils font cuire le poisson dans un four chelou, qui n’est pas un four. Je ne suis pas une dingue de friture, je digère mal (on s’en fou toujours Sabine), alors les garçons me montrent le « four » pour que je valide, c’est ok (ce n’est pas une friteuse quoi, la meuf chiante) ! On demande à manger sur le toit, où on ne tient pas à plus de 4 de toute façon, c’est parfait ! La vue sur Essaouira, d’en haut est parfaite. Contrairement à Marrakech, la ville est blanche et bleu, on se retrouve bien dans une ville portuaire, c’est adorable. Et pourtant les murs et peintures sont assez abimés, mais peut-être que c’est aussi ce qui donne tout ce charme à Essaouira. Allons choisir notre poisson ! En fait, c’est comme une sur un marché, tu choisis ton poisson frais, tu payes puis un mec le vide devant toi, tu repars avec ton poisson que tu donnes au restaurant. On choisi donc de la sardine (je n’aime pas ça, mais c’était tellement bon en fait), des crevettes, de la sole, du calamar et un autre poisson dont je ne connais pas le nom. Avec ceci une sauce piquante qui ne pique pas trop (je pense que quand tu as mangé en Thaïlande pendant des mois tu es prêt à tout en fait, mais du coup : déception !) et bien sûr : un bon thé à la menthe.

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On discute avec le mec du restau tout en dégustant notre poisson, c’est un artiste, il fait de la peinture et joue du guembri, l’instrument super complexe du Gnawa, composé uniquement de 3 cordes il permet de faire des choses dingues. Bref, Ayoub nous propose de nous louer son appartement pour la nuit, c’est parfait ! Pour 200 dirham (20€), à l’entrée de la Medina. Je suis agréablement surprise, c’était facile mais surtout quelle gentillesse ! On termine le repas et on file donc visiter son appart, on est ok, l’appart est assez grand pour 4 et il est décoré de ses peintures, dont une près de son lit qui représente un fruit avec un énorme sourire, Ayoub nous explique que c’est Clémentine, elle le met de bonne humeur tous les matins. Pendant qu’on va faire une sieste sur la plage (je vous passe le look plage du jour, ayant oublié mon maillot de bain je me retrouve en short de bain d’homme avec un t-shirt éléphant, quelle rigolade), Ayoub nettoie l’appartement que l’on prend directement en revenant de notre balade en bord de mer et sur le port d’Essaouira. En même temps il nous fait une démonstration de guembri et là, je découvre vraiment cet instrument et cette musique, je suis dans l’ambiance, j’adore ! C’est d’ailleurs ce même soir que j’ai écrit mon article un peu bisounours que vous pouvez lire ici.

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Le soir, on se balade, on mange un chawarma sur le port, dans la rue je passe devant une vitrine, me voilà à manger du raïb (un yaourt au lait fermenté, une tuerie), et après ça, des escargots que je n’ai pas aimé mais j’ai adoré leur jus de cuisson, que l’on boit à la tasse. Finalement, on vient à se poser et à commander un immonde mojito dans un restau puis on retourne à l’appart vers 1h du matin, je m’endors comme un bébé. Ayoub arrive pour jouer et discuter avec nous, je ne me réveille pas et même : le guembri me plonge dans un sommeil encore plus profond. Réveil à 7h30, cette fois on décolle à 8h et pour de vrai. Direction Safi où on a pris le petit déj, mais finalement nous n’avons pas trainé : retour à Marrakech car mon pote devait bosser. Chaleur à crever, on ne sort pas, de toute façon c’est l’heure de la sieste…

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On attend le soir et on file faire un tour dans les mall puis sur la place Jemaa El Fna de nouveau (j’ai oublié mon appareil à la maison), car c’est vrai : il faut la voir en journée et en soirée, c’est totalement different, on ne la reconnait pas. On traverse la foule en passant par les différents spectacles (dont quelques groupes de Gnawa), on file s’installer dans l’un des petits restaurants éphémères, je peux enfin manger mon couscous (avec mon lait fermenté), pendant que les garons mangent un délicieux méchoui. Je suis un peu déçue de mon couscous, mais comme le poulet rôti du dimanche chez moi : le couscous au Maroc c’est le vendredi, mais malheureusement je n’étais là que du dimanche au jeudi. Tant pis, je reviendrais ! On termine la soirée dans un bar, je commande un Mai Tai pour me rappeler la Thaïlande, il ne ressemble pas à ce que je connais. Mon pote commande des shooters qu’il dit « trop bons », effectivement, c’est la boisson dont je ne connais pas le nom que l’on commande par litre et buvons en soirée à Chiang Mai, elle ne sent pas l’alcool mais nous met vite KO. C’est marrant de retrouver ça ici, mais en même temps : on est au buddha bar…

 

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La soirée se termine, on rentre et le lendemain je reprends l’avion pour Paris. 3 jours c’était beaucoup trop court, le prochaine fois je prévois plus de temps pour visiter plus de villes et voir mon coucher de soleil dans le désert. Car comme je l’ai dit, j’ai adoré ce séjour, et il me reste tellement à découvrir !

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15 commentaires

  1. Salut, C’est marrant ton article détaille exactement les deux villes que je devais visiter cet été pendant mon Road Trip au Maroc mais que j’ai finalement éliminé de mon programme! Je vois que tu veux y retourner, (moi aussi!) je te propose de voir ce que de mon coté j’ai pu visiter ! Demain matin je publie mon article sur le surf trip également!

  2. Comme toi, j’ai visité Marrakech cet été le temps d’un weekend que j’ai trouvé beaucoup trop court. Cette ville m’a emerveillée, et je pense y retourner pour un séjour plus long, peut-être avec un A/R à Essaouira du coup, car tes photos donnent vraiment envie!

  3. J’ai été au Maroc il y a bien trop longtemps
    Mais j’en ai d’excellents souvenirs
    J’aimerais d’ailleurs faire découvrir ce sublime pays à l’amoureux
    Et ces photos confirment mon envie <3

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